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A Propos

Yann Liébard

Yann Liébard est sculpteur, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris et a enseigné à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles et Montpellier.

 

Il propose des environnements de pierres sculptées qui échangent avec les quatre points cardinaux, avec la lumière et la course du soleil, le solstice d’été devant révéler le centre de ses interventions. Yann Liébard qui essaie d’humaniser la matière, crée des sculptures aux couleurs symboliques – noir et blanc – solides et dures, qui ont une dimension architecturale et sensuelle – masculin, féminin révélant les forces primordiales de l’univers. Auteur de nombreuses oeuvres monumentales et publiques, son art est un art d’une sensibilité extrême qui fait référence à l’harmonie.

Revenir sur l’oeuvre de Yann Liébard, c’est reconnaître combien après s’être détaché de la peinture et être venu à la sculpture, il aime y retourner aujourd’hui, comme si l’attrait pour la fluidité qu’il avait trouvé dans ce médium, était depuis toujours inscrit dans son travail de sculpteur.

Fluidité et plasticité, un même lien réunit la pulsion du vivant à la mesure de la découpe. Un temps congédiant les matériaux industriels, le travail du bois lui permit d’explorer le rapport de l’homme à l’arbre, et de nouer l’organique au géométrique, période d’introspection et d’écoute pour autant de la grandeur de la nature. Il s’ouvrit alors au monumental et travailla la pierre, jouant des contrastes entre le granit et le marbre, en recherchant à travers ce jeu des opposés des analogies de genres, entre le masculin et le féminin. Le marbre se prête particulièrement bien aux jeux de lumière, il offre au regard la caresse du vent, à la main la douceur de son polissage, la fine rugosité du passage creusé par la gradine, et la rondeur de ses formes.

Mais le granit plus âpre, moins gracieux, sinon terrible, livre un grain plus ancestral, tout autant que la puissance de sa géométrie. Toute une symbolique se met en place délivrant à la présence de la pierre sa dimension organique et architectonique, quand le geste sculpte dans la masse minérale le signe de la porte, de la stèle ou de la pyramide jusque dans les traits anthropomorphiques d’un regard ou d’un sexe, tenu aux limites d’une forme simple, explorant la mémoire de la pierre, laissant libre cours à la pensée de la main. Le geste de Yann Liébard apprivoise l’intime comme il se risque au plus grand, il accueille comme il déploie, il explore comme il transmet, il ouvre au possible. C’est ce qui fait qu’il ne s’enferme jamais dans une posture ou un style mais qu’il renaît de chacune des périodes.

Il y a chez Yann Liébard cet optimisme féroce, cette exigence tenue d’être aux prémices quand on achève et de laisser la voie ouverte à ce qui est encore inconcevable sous la forme la plus concrète. Telle est la force symbolique de toute pensée qui lutte avec la gravité sans jamais céder au memento mori.

Frédérique Villemur, historienne de l’art.